Le nombre d’or dans la nature

Fibonacci_Vous ne trouverez pas la suite de Fibonacci partout dans le monde naturel – de nombreuses plantes et de nombreux animaux expriment des séquences numériques différentes. Et simplement parce qu’une série de nombres peut être appliquée à un objet n’implique pas nécessairement qu’il existe une corrélation entre les nombres et la réalité. Comme dans le cas de la superstition numérologique, qui veut que par exemple les personnes célèbres meurent par groupe de trois, une coïncidence n’est parfois rien de plus qu’une coïncidence.
Mais la suite de Fibonacci apparaît assez souvent dans la nature pour prouver qu’elle reflète un motif qui se répète et se produit naturellement. Vous pouvez facilement observer cela en étudiant la manière dont diverses plantes poussent. Voici quelques exemples :
Têtes de semence (pissenlits, chardons, pavots…), pommes de pin, fruits et légumes : regardez la disposition des graines au milieu d’un tournesol et vous remarquerez une sorte de motif en spirale courbé vers la gauche et vers la droite. Chose étonnante, si vous comptez ces spirales, votre total sera un nombre de la suite de Fiboncci. Divisez les spirales par celles pointant vers la gauche et la droite et vous obtiendrez deux nombres de Fibonacci consécutifs. Vous pouvez déchiffrer le motif en spirale dans les pommes de pin, les ananas et les choux fleurs qui reflètent aussi la suite de Fibonacci de cette manière.
Les fleurs et les branches : Certaines plantes expriment la suite de Fibonacci dans leurs points de pousse, l’endroit où les branches se forment ou se divisent. Un tronc pousse jusqu’à ce qu’il produise une branche, ce qui fait trois points de pousse. Ensuite, le tronc et la première branche produisent de points de pousse supplémentaire, ce qui fait un total de cinq. Ce motif continue en suivant la suite de Fibonacci. De plus, si vous comptez le nombre de pétales d’une fleur, vous arriverez souvent à un total qui est un des nombres de la suite de Fibonacci. Par exemple, les lys et les iris ont trois pétales, les boutons d’or et les roses sauvages en ont cinq, les delphiniums en ont huit, et ainsi de suite.

Le nombre dor dans la nature

 

Les abeilles mellifères :

Une colonie d’abeilles est compose d’une reine, de quelques faux-bourdons (abeilles mâles) et de nombreuses ouvrières. Les abeilles femelles (la reine et les ouvrières) ont toutes deux parents, une abeille mâle et une reine. Les abeilles mâles, de l’autre côté, éclosent d’œufs non fertilisés. Cela signifie qu’ils n’ont qu’un seul parent. Par conséquent, la suite de Fibonacci représente l’arbre généalogique de la famille d’une abeille mâle, qui a un parent, deux grands-parents, trois arrière-grands-parents, et ainsi de suite.

melliferes

Le corps humain : Regardez vous bien dans un miroir. Vous remarquerez que la plupart des parties de votre corps suivent les nombres un, deux, trois et cinq. Vous avez un nez, deux yeux, trois segments à chaque membre et cinq doigts sur chaque main. Les proportions et mesures du corps humain peuvent aussi être divisées selon le nombre d’or. Les molécules ADN suivent cette suite, mesurant 34 angströms de long et 21 angströms de large pour chaque cycle complet de la double hélice [source: Jovonovic].

Pourquoi tant de motifs naturels reflètent-ils la suite de Fibonacci ? Des scientifiques se sont posé la question pendant des siècles. Dans certains cas, la corrélation peut n’être qu’une coïncidence. Dans d’autre situations, le nombre d’or est présent parce que ce mode de croissance précis s’avère être le plus efficace. Pour les plantes, cela peut signifier une exposition maximale à la lumière afin de générer de la photosynthèse, ou bien la disposition la plus opportune pour leurs graines.