La Bible hébraïque dans des manuscrits médiévaux enluminés en feuille d’or

La-Bible-hebraïqueAu cours des dernières années, il y a eu un intérêt accru pour les livres traitant de l’art juif dans les manuscrits hébreux généraux. Parmi ces publications se trouve la Bible hébraïque et les manuscrits médiévaux enluminés, souvent en feuille d’or, dans de somptueuses collections contenant plusieurs dizaines d’illustrations. Les illustrations reprennent la vie des différents personnages bibliques. Les auteurs leur consacrent en principe un chapitre chacun. Adam et Eve, Noé, Abraham et Isaac, Jacob, Joseph, Moïse et Aaron, David, Salomon. Les épisodes sont souvent illustrés par des scènes où apparaissent des personnalités moins fréquemment représentées : Samson, Job, Jonas, Daniel. Les derniers chapitres étudient les figures féminines : Miriam, Ruth, Esther et Judith. Par le biais de cette approche, un échantillonnage représentatif des illustrations créées dans les grands centres du judaïsme du XIIIe au XVe siècle s’y retrouvent représenté.

Le matériau est organisé d’une manière uniforme dans l’ensemble. Chaque section commence par un bref résumé des légendes concernant les différents personnages bibliques, et un récit des premières images artistiques qui traitent de ces chiffres. Elle est suivie par une description plus longue des scènes trouvées dans les manuscrits hébreux qui sont reproduites à la fin du chapitre avec des textes d’accompagnement de la Bible et midrashim différents. À l’exception des citations bibliques, les textes ne sont pas toujours illustrés par l’éclairage associé, mais ils sont néanmoins intéressants.

Haggadah-dorHaggadah à partir du XIVe siècle, constitue l’une des sources les plus riches de scènes bibliques, et les textes étaient souvent accompagnés par des cycles picturaux en qui commençaient par les histoires de la Genèse, et généralement continue jusqu’à ce que la sortie d’Egypte. On peut alors imaginer les quantités d’or nécessaires à l’élaboration de ces livres. L’achat d’or par les écrivains du moyen-âge avait certes été favorisé par les grandes découvertes et le développement de mines d’or et d’argent dans les pays d’Amérique latine. Parmi les ouvrages concernés, la version de la « British Library » (Golden Haggadah ou Haggadah d’or), qui tire son nom de la feuille d’or servant de décoration et présente sur un grand nombre de pages, est sans aucun doute l’un des plus beaux manuscrits hébraïques existants. Le prix de vente d’un objet pareil atteindrait, rien qu’en raison de la valeur de l’or fin 24 carats utilisé pour les illustrations plusieurs milliers d’euros, l’équivalent de la vente de l’or qu’il contient.