L’or et la médecine

L’utilisation de l’or en médecine date de la période arabe. Sous forme de métal ou d’alliage fait d’oxyde, de chlorure, d’iodure ou de sulfure, l’or est cependant très peu utilisé.

L’or est utilisé dans la médecine notamment en dentisterie pour les plombages et les prothèses dentaires. Dans le traitement des maladies vénériennes, on préparait une solution d’or mercurielle contre la syphilis. Procédé d’alchimiste qui s’est ensuite étendu pour les maladies comme la peste, la maladrerie, l’hydropisie. L’or est également un élément dont on se sert en rhumatologie pour les maladies comme l’arthrose, ce qu’on appelle la chrysothérapie. On donne au patient des sels d’or sous forme de médicament afin de soulager la douleur. Ces sels d’or sont des dérivés organiques de l’or.

En pharmaceutique, des feuilles d’or sont aussi utilisées afin d’enrober les médicaments qui ont un goût trop amer. Cette technique était déjà utilisée au Moyen-âge. On attribuait à l’or des vertus de jeunesse. On raconte ainsi que Diane de Poitiers serait morte d’avoir trop consommé d’or comme élixir de jouvence. En effet, l’or en solution buvable était très connu à la cour de France au XVIe siècle, et la favorite en consommait tous les matins sous formes de bouillons.

Les vertus de l’or valent aussi en médecine esthétique, avec le remaillage au fil d’or. Il s’agit d’introduire le fil sous la peau pour combler la ride, en effet, la peau produit automatiquement du collagène et des fibroblastes pour lutter contre les corps étrangers, ce qui provoque une inflammation locale et une fibrose des tissus qui comblent la ride.

Les préparations variées de l’or et son utilisation diversifiée apporte des controverses quant à la toxicité et les effets sur la santé.

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