L’Egypte et les orfèvres_Etape_3

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orfevreLe dessin sur la droite est une scène de la tombe de Rekhmirê (Nouveau Royaume, XVe siècle av. JC). Les Egyptiens connaissaient deux genres de métaux liants. Dès que les petites pièces de bijouterie du Moyen Empire ont été soudées ensemble. La partie qui devait être ajoutée avait une température de fonte légèrement en-dessous de celle du métal principal, et était chauffée jusqu’à devenir malléable et pouvoir être apposée. Ensuite l’objet entier était chauffé dans un four en céramique. Une sarbacane avec un bec en argile était utilisée pour augmenter la chaleur.

Comme les pinces (voir l’orfèvre dans le coin en haut à gauche de cette image) étaient faites de bronze avec une temperature de fonte de 1030°C, soit inférieure à celle de l’or (1063°C) et à peine au-dessus de celle de l’argent (950°C), il fallait une certain dextérité de la part des artisans. Il fallait agir rapidement, avant que l’outil ne chauffe trop.

La soudure était connue depuis la quatrième dynastie au moins. Comme le métal à brasage tendre (température de fonte de 232°C) était utilisé, quand il s’agissait de brasage fort ou de brasage d’or, un mélange d’or, d’argent et fréquemment de cuivre (température de fonte de 1083°C) était appliqué. Afin de dé-oxyder les surfaces métalliques, un écoulement était nécessaire, probablement de natron ou de lies de vin. Le brasage fort était souvent préféré au procédé plus facile de brasage tendre car l’objet pouvait être réchauffé dans que la soudure ne fonde.

Tutankhamen's funeral maskPsusennesCertains des exemples les plus connus d’art d’orfèvres égyptiens sont les masques funéraires des pharaons Toutankhamon (18ème dynastie) et Psunnenes (21ème dynastie, 1000 av. JC).

Les statues, les meubles, la vaisselle et les bijoux, surtout dans  le foyer royal, étaient très souvent fabriqués à partir de métaux précieux.

Les artistes qui créaient ces objets précieux sont généralement inconnus, mais l’orfèvre en chef sous Toutankhamon, et par conséquent celui qui est probablement à l’origine du cercueil et du masque mortuaire du pharaon, se trouve être Amenemone, contre maître d’ouvriers, dont les fils ont suivi les pas : Nebmehyt est devenu orfèvre aussi et Amenemheb s’est même élevé jusqu’à la place d’orfèvre en chef, que son père avait aussi tenue.