L’Egypte et les orfèvres

orfevre1 Alors que l’on a constaté un déclin des talents artistiques des artisans égyptiens lors du premier millénaire après JC, il y a toutefois eu des périodes lors desquelles les Egyptiens ont témoigné de leurs compétences artisanales en produisant de magnifiques objets.

Dans la tombe de  Pétosiris (environ 300 av. JC), les traditions descriptives de l’Ancien et du Nouvel Empire se perpétuent. Parmi les représentations se trouve des scènes d’atelier d’orfèvre.

Les ouvriers, sous la surveillance d’un maître artisan, sont accroupis sur des tabourets ou des coussins très bas. Les hommes dans la case du bas sont des orfèvres du cuivre, comme le dit la légende : « Hommes travaillant le cuivre, dans le but de rendre la maison de leur scintillante grâce à leur dur travail ».

L’homme assis tient une pièce à l’aide d’une paire de pinces longues, tandis que son assistant soulève le marteau. Et, dans la longue tradition des maîtres espérant un service zélé de la part de leurs ouvriers, on lui fait dire : « Agit avec vigueur, agit avec vigueur, afin de faire progresser le bien-être de ton maître. »

 

L’orfèvre du cuivre sur la droite travaille un vase sur une enclume. L’inscription au dessus de lui dit : « Enveloppe le cuivre rapidement. Prend la maison de notre maître. Que sa journée soit heureuse. Vient, laisse nous partir, scelle-le. »

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L’orfèvre de l’argent, à la gauche de la case du haut, travaille sur une tête de gazelle, celui du milieu sur trois têtes de chevaux et l’ouvrier sur la droite semble graver le couvercle d’un grand vase ou d’un bol. Ils tapent doucement leurs  burins à l’aide de petits maillets. Le contremaître les encourage : « Vous faites un bon travail. Le maître vous récompensera pour ce que vous avez fait. »

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