L’or et les dorures

C’est dans l’antiquité, en Égypte antique, que des objets d’arts et de culte (culte du soleil) ont été recouverts d’or. Pour être précis, il s’agit d’une feuille d’or très fine (quelques micromètres), pour ne pas supprimer les détails de l’objet.

La feuille d’or était alors plaquée sur l’objet, puis par martèlement, les artisans, que l’on appelle aujourd’hui les « ornemanistes » ou « doreur à la feuille », arrivaient à fixer proprement les feuilles d’or sur l’objet : meubles, statuts, bâtiments, livres, métal forgé.

En effet, l’or a longtemps été considéré comme le seul métal à ne pas s’oxyder, d’où sont caractère solide et immortel, optimal pour les bâtiments, les sépultures, et les objets divins.

Depuis ce temps, les techniques et les outils de dorures sont de plus en plus évolués, mais les principes de base subsistent.

La dorure à la feuille est toujours utilisée pour les encadrements, les toitures, les sculptures : le Dôme des Invalides, ou l’opéra Garnier de Paris.

les dorures à l’eau et à mixtion sont aussi utilisées pour le bois les cadres.

La dorure au mercure utilise le mercure qui a la propriété de dissoudre l’or. Le mercure étant ensuite évacué, cette technique est réservé pour l’or sur le Bronze, et d’autres métaux.

La dorure par enlèvement attaque les alliages de métal contenant déjà de l’or, afin de séparer l’or des autres métaux, l’or étant en première position, visible. Cette technique était déjà connue dans l’antiquité.

La dorure galvanique consiste à utiliser des anodes et des cathodes pour séparer les métaux. La statut d’aspect or de Notre Dame de la Garde à Marseille utilise cette technique.

source image: Alain Michot

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